13 avril 2013

Cocktail

Par Morpheus 1703 (GNU-FDL)
Tout comme le cocktail météo que nous avons connu hier au sud du Québec (neige et grésil), ma chronique d'aujourd'hui sera sous le signe du mélange des genres.

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Un article sur mon livre a paru le 5 avril dans le journal Nord-Info de Sainte-Thérèse, voici le lien pour lire le commentaire du journaliste Luc Proulx: «Une pensée pour construire une réflexion» 

Une nouvelle nous accompagne souvent sur l’oreiller et chacun des titres de ce recueil vous laissera sur une pensée qui construira une réflexion au long de ce parcours littéraire. (Luc Proulx)

Demain, je serai en séance de signature au Salon international du livre de Québec, de 13h à 14h. Avant et après, je ferai ce que font tous les visiteurs: flâner au milieu des livres et rencontrer des auteurs! 

Coups de cœur de lecture 

Malgré tout on rit à Saint-Henri
Je viens de terminer avec regret (ce qui est un signe... voir ma chronique du 23 février «Qu'est-ce qu'un bon livre?») un excellent recueil de nouvelles: Malgré tout on rit à Saint-Henri (Le Quartanier, 2012), par Daniel Grenier. 

J'ai beaucoup aimé les tranches de vie urbaines décrites par l'écrivain. J'ai apprécié son observation fine et subtile des personnages, servie par une écriture précise, musicale et très belle. Ce recueil est ciselé comme l'œuvre d'un orfèvre.

Pour en savoir plus, vous pouvez visiter le site de La Recrue du mois, qui a choisi ce recueil comme «Recrue du mois» en septembre dernier.

Extrêmement fort et incroyablement près
J'ai eu également un coup de cœur, il y a quelques semaines, pour le roman Extrêmement fort et incroyablement près de Jonathan Safran Foer (Éditions de l'Olivier, 2006). Le livre raconte l'histoire d'Oskar, un petit garçon de 9 ans, très intelligent, très sensible et très triste, qui cherche à donner du sens à la mort de son père, disparu lors de l'attentat du 11 septembre à New York. 

Le récit est très dense et poétique. Le personnage du petit garçon surdoué donne la possibilité à l'écrivain de mélanger profondeur et spontanéité dans ses observations sur la vie, la mort et les relations humaines. Les sentiments qu'Oskar exprime, ainsi que ceux de ses grands-parents, sont poignants. Les observations d'Oskar sont très expressives (les semelles de plomb, un googleplex), et son imagination débordante le porte à réfléchir à des tas d'inventions, comme le montre le passage ci-dessous, situé au tout début du livre:

«Et pourquoi pas des petits micros que tout le monde avalerait pour qu'ils diffusent le bruit de son cœur par des petits haut-parleurs qu'on pourrait placer dans la grande poche centrale de sa salopette? En faisant de la planche à roulettes le soir dans la rue, on entendrait les battements du cœur des autres, qui entendraient les nôtres, cela ferait une espèce de sonar. Le truc bizarre, c'est que je me demande si tous les cœurs se mettraient à battre en même temps, comme les femmes qui vivent ensemble ont leurs règles en même temps je suis renseigné là-dessus, mais j'aurais préféré m'en passer. Ça, ce serait carrément bizarre, sauf que l'endroit de l'hôpital où les enfants viennent au monde ferait le bruit d'un lustre de cristal dans un transatlantique, parce que les bébés n'auraient pas eu le temps de coordonner leurs battements cardiaques. Et sur la ligne d'arrivée du marathon de New York, ça ferait le bruit de la guerre.»

Et ça continue toujours aussi fort...

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