18 mai 2013

Écrire une critique de livre

Écrire mon premier compte rendu pour le webzine Bible urbaine (voir ma chronique du 11 mai) m'a menée à me poser diverses questions... Quand un critique lit un livre de fiction en vue d'écrire un compte rendu, comment arrive-t-il à démêler les intentions de l'auteur de sa réinterprétation du texte? Ce n'est pas facile, car la lecture se fait avec ce que le critique a en tête à ce moment-là, ses connaissances sur le sujet, ses goûts, sa personnalité. Malgré les efforts pour rester objectif, la lecture est toujours subjective.

Le critique est d'abord un lecteur qui a des impressions. Mais il s'en dégage pour observer et décrire (le thème, la tonalité générale, la construction des phrases, le vocabulaire, les figures de style, la narration et ses surprises...). Il passe ensuite par une phase de recherche (références, comparaisons) et de réflexion qui permet d'interpréter et d'évaluer. Enfin, il communique au lecteur ce qu'il pense du livre. C'est une activité très agréable, en fait, car écrire sur une oeuvre mêle le plaisir de lire à celui d'écrire.

Faire une critique de livre, c'est également porter un regard sur le travail d'une personne qui a mis beaucoup de temps et de sa personne dans sa création. En tant que conseillère d'orientation, je ne peux m'empêcher de considérer l'écriture sous l'angle des compétences impliquées ou de la valeur du travail personnel.

Finalement, je crois qu'une critique constructive est faite de commentaires nuancés, argumentés et dans le respect de la personne, tout en restant sincère.

Prix des libraires du Québec
Dans ma chronique du 2 février, j'avais parlé des finalistes au 20e Prix des libraires du Québec. Les lauréats ont été dévoilés le 13 février:
  • Éric Dupont, pour La fiancée américaine (Marchand de feuilles), dans la catégorie Romans québécois;
  • Patrick Dewitts, pour Les frères Sisters (Alto), dans la catégorie Romans hors Québec.

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