20 février 2016

Mes petits carnets à idées

Dans ma chronique du 6 février, je parlais du processus qui me permet de trouver des idées. La description d'un processus est forcément lisse, linéaire, pas de problèmes, tout semble aller de soi...

Mais je n'ai pas abordé le carambolage de mes idées et le tri que je dois faire une fois qu'elles sont notées. Les idées peuvent ne pas être utiles pour cette histoire, et je les conserve pour plus tard. Cette idée est-elle intéressante telle quelle, ou bien faut-il la retravailler? Me fait-elle avancer ou me jette-t-elle dans un abîme de perplexité? Parfois, les idées ne viennent pas. Peut-être ai-je des choses plus importantes à faire ou à penser, peut-être ai-je besoin de prendre du recul? Faire des pauses fait partie du processus. Et je n'ai pas raconté la désorganisation que cela entraîne parfois dans mon récit, le temps d'explorer une nouvelle voie. Par exemple, lors de l'écriture de mon roman, j'ai hésité sur le choix du personnage principal et il y a eu trois essais de démarrage d'histoire avant de trouver le bon.

Mes carnets d'écriture
Je note mes idées sur des carnets de différentes tailles. Au début, c'étaient plutôt des carnets fins qui ne prennent pas de place dans un sac ou une poche. Puis je suis passée à des petits carnets épais à spirales. Enfin, pour écrire mon roman, j'ai utilisé le format 8,5x11 (24,1 cm x 15,2 cm), tout en conservant le petit carnet sans spirales pour mon sac à main ou la poche du manteau. Le format 8,5x11 se glisse bien dans mon sac à dos et est plus confortable pour prendre des notes dans le train ou le métro. J'inscris la date de début d'utilisation du carnet à l'intérieur sur la couverture. J'ai toujours deux carnets en cours, un grand et un petit. Lors de la phase finale de rédaction de mon roman, j'ai utilisé un grand cahier à spirales, mais je ne sortais pas de la maison.

Il y a aussi toutes les notes prises sur des brouillons, comme les impressions des premières versions de mon manuscrit. Ces notes-là ne sont pas gardées, car elles sont intégrées rapidement à la rédaction sur ordinateur. Il n'y a pas de perte.

Enfin, la majorité des idées me vient en écrivant à l'ordinateur. Quand je commence une phrase, un paragraphe, une page, un chapitre, je ne sais pas comment cela va finir. Je peux avoir une idée de ce que je veux écrire, mais c'est une aide au démarrage, ensuite, au fil des mots, je fais des découvertes. C'est un des grands plaisirs de l'écriture!

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