1 janvier 2017

La La Land (Pour l'amour d'Hollywood)

Bien commencer l'année 2017
Il y a trois jours, la revue les Libraires publiait sur sa page Facebook le message suivant (en précisant qu'il fallait bien s'amuser un peu...):

«Ouvrez votre livre à la page 50.
La première page que vous y lirez résumera votre année 2017!»

Bon, si vous avez lu ma chronique d'hier («La Trilogie du siècle», par Ken Follett), vous savez qu'en ce moment je lis «La chute des géants», un roman se déroulant pendant la Première Guerre mondiale (c'est pas bien gai, il faut le reconnaître) et j'ai hésité à regarder quelle serait cette première phrase de la page 50. J'aime bien les jeux littéraires et j'étais curieuse (et non superstitieuse). Un peu comme lorsqu'on découvre les maximes écrites sur les petits papiers au milieu des biscuits chinois (fortune cookies)!

Voici donc la fameuse première phrase de la page 50 de «La chute des géants» en livre de poche:
«Mais la fortune familiale avait été dilapidée par le père de Bea, un ivrogne, et par son frère, Andreï, un homme mou qui vendait le bois sans jamais replanter les forêts
Je me suis gratté la tête, et puis j'ai pensé que si je devais interpréter cette phrase dans le contexte de l'année 2017, je pourrais comprendre qu'il ne faut compter que sur soi-même et qu'il faut militer contre la déforestation (peut-être devrais-je  m'impliquer dans une association comme Green Peace?).

Pour mieux cerner ce que me réserve l'année 2017, j'ai regardé dans un autre livre en cours. J'ai donc ouvert à la page 50 le roman «Un été à Provincetown», de Caroline Vu. C'est la dernière page d'un chapitre et elle est blanche. J'ai décidé que c'était assurément le signe positif que tout est possible pour moi en 2017! ;-)

Trêve de plaisanterie, pour bien commencer l'année, aujourd'hui, je suis allée voir le film «La La Land» (j'adore les comédies musicales). C'est léger, gai, sympathique, beau, bien joué et truffé de références cinématographiques, comme le souligne Le Devoir. Cela m'a changé un peu de la lecture de «La trilogie du siècle», dont le climat est plutôt lourd.

La La Land (Pour l'amour d'Hollywood)
«La La Land» est un film musical réalisé par Damien Chazelle. C'est son second film après l'excellent «Whiplash» (2014), que j'ai beaucoup aimé et dont le sujet touche également la musique (l'entraînement intensif d'un jeune batteur de jazz).


Je vous le confirme, «La La Land» est une comédie romantique très agréable pour commencer l'année. Cependant, les critiques étant dithyrambiques («Un triomphe absolu» peut-on lire dans un article de Première, ou encore «de la magie à l'état pur», dans un article de La Presse), je craignais d'être déçue en ayant des attentes trop élevées. Et c'est un peu ce qui m'est arrivé.

C'est l'histoire de deux artistes débutants (une actrice, jouée par Emma Stone et un pianiste de jazz, joué par Ryan Gosling) qui se rencontrent à l'aube de leur carrière artistique. La scène d'ouverture sous le soleil de la Californie est très entraînante et tonique. La bonne musique de jazz  du pianiste, les costumes très colorés, les décors de carton-pâte (à l'occasion) et certaines scènes oniriques donnent une ambiance très «comédie musicale» à un film qui, finalement, ne force pas la note sur le nombre de scènes chantées et dansées.

Je suis sortie du cinéma le sourire aux lèvres (comme après certains films de Woody Allen) et je ne regrette pas d'avoir vu «La La Land». Mais je crois que je n'en garderai pas un souvenir impérissable, à la différence du souvenir très fort que j'ai de «Whiplash». J'attends avec intérêt le prochain film de Damien Chazelle.

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